[Cet article est initialement paru en octobre 2011] La récente révélation de postes de commande de drônes américains infectés par un virus constitue une énième alerte. Si ce genre d’intrusion ne s’est, à ce jour, pas soldé par une atteinte majeure à la sûreté d’un Etat, la plus grande vigilance est requise. Solange Ghernaouti- Hélie, professeur à l’université de Lausanne, présente dans cet article les diverses formes d’expression de conflits qui peuvent se manifester dans le cyberespace et met en exergue le rôle que peuvent jouer les civils, y compris les hacktivistes, dans la force de frappe informatique d’un pays. L’article donne un éclairage sur les notions de cyberguerre et de cyberdéfense, sur les moyens de prévention comme de réaction et soulève le problème de l’identification de l’origine des cyberattaques. Une réflexion sur les aspects légaux relatifs à la cyberguerre et à la cybercriminalité conclut cet article en identifiant le besoin d’une approche holistique de la cybersécurité, basée sur une coopération de tous les acteurs et une collaboration internationale efficace.