Par son essence même, le terrorisme suscite une profonde émotion qui obère notre recul critique. Vécu comme une menace radicale et omniprésente, une cause de traumatisme pour le corps social, mais aussi une mise sous pression de notre droit, de notre dispositif judiciaire et de sécurité, il ne laisse guère percevoir l’aiguillon qu’il incarne dans la réforme de l’État.
En effet, par son actualité dramatique non démentie depuis plus de quarante ans, il a conduit l’État à rationaliser son organisation orientant celle . . .
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